HET ARABISCH COLONIALISME artikel in het frans door Sacha Horowitz

november 8, 2007 at 7:26 pm 4 reacties


Israël face à la conquête de l’Orient.

Le professeur Kamal Kolo, chaldéen chrétien d’Irak, a récemment donné une conférence dans les locaux du Parlement Européen au sujet des parallèles entre les exodes juifs et chrétiens de son pays. Ces deux minorités indigènes ont subi les conséquences ultimes d’une longue tradition d’oppression des populations non-musulmanes. Aujourd’hui Kolo est pessimiste quant aux chances d’éviter un exode total. Il est intéressant d’apprendre que depuis la colonisation arabo-musulmane, même les villages entièrement chrétiens de Mésopotamie ont été considérés par les autorités comme appartenant à l’Islam et non à leurs habitants. Il s’agissait de faire en sorte que des autochtones ne se sentent plus chez eux tant qu’ils tiennent à conserver leur foi, leur langue et leur identité nationale indigène. Quel suprême paradoxe !

Car ceux que le nationalisme arabe a rebaptisés « Arabes chrétiens » (v. L. Oulahbib) sont généralement des Chaldéens, des Assyriens, des Phénico-Libanais etc. auxquelles on a imposé une définition en tant que confessions pour faire oublier qu’il s’agissait de nations opprimées et minorisées par un envahisseur. Et surtout faire oublier que ces peuples araméens ont droit au moins à une autonomie culturelle et linguistique, sinon à former des nations structurées, capables de se défendre quand il le faut plutôt que de subir passivement persécutions et conversions forcées. (On pourrait rappeler aussi que les “Arabes” musulmans d’Irak, de Syrie, d’Egypte, ne sont eux-mêmes pas des Arabes mais bien des Araméens qui ont été arabisés de gré ou de force, cela contrairement aux Saoudiens actuels, descendants des Arabes de l’antiquité.)

Dresser ce tableau pourrait paraître un détour en ce qui concerne le conflit israélo-arabe et sa représentation, or il me semble que c’est là une clef indispensable pour en comprendre les racines. On voit aujourd’hui que le Moyen-Orient se vide de ses minorités non-musulmanes. A quand le tour des pacifiques Coptes, derniers représentants de l’Egypte ancienne, qui eux vivent véritablement sous une Apartheid entérinée par les pouvoirs et nullement combattue par les militants des droits de l’homme à travers le monde?

Dans ce contexte de purification ethnique aux dimensions continentales, une seule des antiques nations moyen-orientales échappe encore à cette tendance lourde: c’est Israël, qui représente 0,3% de la surface de la région. La raison en est simple et tragique: il s’agit de la seule minorité du Moyen-Orient qui bénéficie d’une supériorité militaire. Or c’est précisément cette position d’autonomie, de non-soumission, qui provoque une colère sans bornes chez les adeptes de l’hégémonie arabo-musulmane. Ce qu’on ne supporte pas, c’est que des dhimmis (minorités sous domination islamique) aient pris les armes, car cela est interdit par la loi islamique. En tentant maladroitement d’anéantir l’état juif avec tous les moyens disponibles, des Levantins arabisés récemment rebaptisés en tant que « Palestiniens » (1) subissent des conséquences désastreuses, ce qui ne fait que renforcer un point de vue irrédentiste. Or il en serait probablement de même si toute autre minorité du Moyen-Orient était parvenue à résister à l’hégémonie arabo-musulmane.

Le conflit israélo-arabe n’a pas été généré ex nihilo, dans un vide historique et géographique. Il représente la surprenante persistance de certaines identités d’Orient malgré l’arabo-islamisation. Il est vrai que l’état d’Israël a été fondé principalement par des Juifs d’Europe, descendants des Hébreux exilés, mais il s’est vite enrichi des Juifs d’Orient, dénaturalisés et expulsés par les pouvoirs nationalistes arabes. De plus, un nombre grandissant de citoyens israéliens sont des non-juifs, musulmans notamment. En-dehors de ce pays plus petit que la Belgique, le danger est grand de voir toutes les minorités indigènes disparaître de la région.

Il s’agit de renverser cette tendance, funeste pour les musulmans eux-mêmes, ou du moins de la combattre vigoureusement, plutôt que de chercher à cumuler et amplifier les chefs d’accusation contre la seule exception à cette règle, Israël. Ce n’est qu’en démontrant que toutes les nations d’Orient peuvent être traitées honorablement que l’on pourrait envisager de parvenir à une intégration pacifique de ces peuples. Nul besoin alors d’un état-bunker juif armé jusqu’aux dents, ni d’une « Palestine » en peau de chagrin. Malheureusement, comme on l’a vu, la tendance générale est à peu près à l’opposé. A quand une militance arabo-musulmane pour les identités indigènes (2) ?

Sacha Horowitz

(1) Ironie de l’histoire que d’avoir fait des habitants arabisés de l’antique terre de Canaan des « Palestiniens ». Avant eux, c’était les Juifs du Yishouv (le proto-état juif) qu’on appelait ainsi. « Palestina » est le nom que les Romains ont donné à cette terre une fois soumise pour humilier ses rétifs habitants. Le terme référait avec malice aux Philistins, ces conquérants venus autrefois d’Occident. Ce sont les Hébreux pré-judaïques, ancêtres communs des Israéliens et des Palestiniens, qui les avaient appelés ainsi car « Plishtim » est un mot qui signifie « envahisseurs ».

(2) C’est en Afrique du Nord qu’une telle démarche a timidement vu le jour. Citons l’écrivain algérien Kateb Yacine, militant anticolonial : « L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight [la langue berbère]. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer. Comme les Français quand ils interdisaient aux écoliers algériens de parler arabe ou tamazight parce qu’ils voulaient faire l’Algérie française. » (AWAL, Cahiers d’études berbères, n° 9, Paris, 1992.)

Voir également les ouvrages suivants :

– Lucien Samir Oulahbib « Le monde arabe existe-t-il ? ».
– David Belhassen et Nissim Amzallag, « La haine maintenant ».

Advertenties

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Franse media in opspraak over intifada berichtgeving Arabische apartheid

4 reacties Add your own

  • 1. Sebastien  |  februari 17, 2008 om 11:22 pm

    Pourquoi jugez-vous selon des critères de races? Cela en dit long sur votre pensée…
    Vous savez c’est l’État qui fait la nation et jamais l’inverse. “La Nation est un plébiscite de tous les jours”.

    Aussi Israël ne possède pas le monopole de la “multiculturalité” (même s’il est dit: Etat juif?) puisque les Palestiniens eux-mêmes sont musulmans et chrétiens et ils sont unis à lutter contre l’occupation, c’est un fait.

    Enfin ces mots Palestine et Palestiniens entre guillemets font peur, à croire qu’ils n’existent pas à vos yeux.

    Diviser pour mieux régner.

    Beantwoorden
  • 2. DRWILLY  |  februari 18, 2008 om 12:09 pm

    Sebastien,

    Vous commencez par dénigrer l’auteur en suggérant qu’il est raciste. Vu que nulle-part le texte ne contient d’allégations racistes votre commentaire ne peut être lu que comme une attaque personelle et calomnieuse de l’auteur.
    Ensuite vous détournez les propos de l’auteur qui dit clairement qu’au départ c’est Israel qui lutte pour la préservation des minorités culturelles.
    Qu’il y ait encore des Chrétiens sous l’autorité Palestinienne ne la rend pas multiculturelle. Un argument que j’apporte à décharge pour l’auteur est la diminution du nombre de Chrétiens sous l’autorité Palestinienne (AP) et la réinstauration de la charia et de la djizzya en territoire de l’autorité Palestinienne (PA) ainsi que l’absence de droits élémentaires en justice pour les dhimmis non musulmans.
    La “Palestine” n’ést qu’une arme sémantique de lutte contre “l’hérésie” Israélienne.

    Beantwoorden
  • 3. Sacha Horowitz  |  april 13, 2008 om 10:11 pm

    (Réponse de l’auteur de cet article.)

    Dr Willy résume la réponse évidente à apporter aux propos ci-dessus. Je doute cependant de l’utilité d’une argumentation face à un discours aussi incohérent. Les idéologies nationalistes arabes et islamofascistes (ou théoracisme islamiste si vous préférez) ont fait un beau travail de propagande dans certains milieux politiques occidentaux, à différents degrés.

    Malheureusement les dégâts sont faits et des millions de personnes sont lobotomisées, de manière à pousser des cris d’orfraies quand des journalistes mal intentionnés leur font croire qu’un enfant palestinien a été visé par de méchants soldats israéliens (voir le procès contre TF1, avec le cas du petit Mohammed Al-Dura peut-être victime de la négligence de tireurs palestiniens), alors qu’ils ne disent strictement rien quand partout ailleurs au Moyen-Orient, on pourchasse, viole, tue et convertit de force des chrétiens (entre autres).

    Voir aussi le trop fameux massacre de Sabra et Chatila, alors que deux semaines plus tard des Chiites ont fait la même chose aux mêmes Palestiniens et qu’on en a presque jamais entendu parler!

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  • 4. Sacha Horowitz  |  april 14, 2008 om 8:20 am

    Pardon, j’aurais du ajouter également que la conclusion selon laquelle les guillemets autour du terme “Palestinien” serait une technique ésotérique pour les réduire à néant ne peut que résulter d’une lecture pour le moins cursive de l’article.

    Même si la qualité du commentaire (mais où diable mon texte utiliserait-il des “critères de race”?? Eberluant!) ne justifie aucunement de longs développements, c’est une occasion de clarifier certains concepts, quitte à sombrer dans une crise de graphomanie.

    Le terme colonial “Palestinien”, étranger à la langue arabe, a été plaqué on ne sait trop pourquoi sur les habitants musulmans et chrétiens du pays qu’il serait plus neutre d’appeler “Canaan” au moment même où ce terme a cessé d’être utilisé pour désigner ses habitants juifs. Les “Palestiniens” eux-mêmes (donc les Cananéens arabisés, qui existent sans l’ombre d’un doute, et qu’ils soient bénis de tous les dieux, sans ironie!), la plupart du moins, ont du être un peu interloqué par cette nouvelle appellation très teintée. Il me semble que c’est Ahmed Choukheiry, premier leader de l’OLP, qui a déclaré que la Palestine, cela n’existe pas.

    Quant à la proposition selon laquelle ce n’est que l’état qui puisse faire la nation, elle ne peut constituer une espèce de dogme. Dire cela par exemple à un Kurde opprimé par les Irakiens et les Turcs, ce serait très cynique. Voilà une nation qui existe depuis des millieurs d’années et qui n’a pas d’état. Mais il est vrai que peu d’acharnés du nationalisme palestinien ont envie de soutenir l’idée d’un état kurde, et on se demande bien pourquoi.

    Beantwoorden

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